J'écoute : JP Nataf, Friendly Fires, Sufjan Stevens et Ilene Barnes Je regarde : The Tudors... Je lis : "Aux Origines des théories raciales" d'André Pichot Je joue : à la ludo et sur Soulcalibu (encore !) Je mange : du trop gras ? Je bois : de l'eau, du café, du thé, et la goutte... Je cite : non... pas en ce moment Je pense : je devrais, en effet... Je rêve : gné ? (mis à jour vendredi 13 novembre 2009 à 09:37)
Dans quelques heures disparition, retraite, évaporation... un peu des trois sous le soleil drômois. Reprise des contacts internet (non, je ne dirai pas retour à la civilisation) à compter du 16 août !
5 octobre 1977 : Je suis né… Premier chant, enfin, non… premier cri !!!!
Ma mère écoutait Wish you Were Here de Pink Floyd et Tubular Bells de Mike Oldfield durant la grossesse. Mon père, quant à lui, passait du James Brown.
Premier souvenir mémorable de ma carrière musicale : j’ai 4 ou 5 ans et mes parents m’enregistrent avec un bon gros magnéto à micro intégré. En plus des traditionnelles comptines, je chante du Chantal Goya et surtout L’Amour c’est comme une cigarette interprétée par Sylvie Vartan – mes parents étaient prévenus...
Je grandis sagement (pas de frangins avant mes 6 ans), au son du Stop ou Encore de RTL : variétoche française maussade et musique classique sont les deux mamelles de mon indifférence musicale.
Mais tout va changer avec l’apprentissage de la guitare. J’ai 8 ans et un professeur à la maison de quartier. Un jeune plus intéressé par ses élèves à forte poitrine que par le gosse que je suis. De toute façon, mon embarras est ailleurs : le cours de guitare est à la même heure que les Mystérieuses Cités d’or à la téloche... Est-ce de ma faute si toutes les semaines j’arrive en retard à ma leçon ? J’apprends malgré tout quelques accords, quelques mélodies et de bien mauvaises positions pour jouer.
Quelques années à ce rythme et mes parents m’inscrivent au conservatoire de la ville. Solfège et réapprentissage de la guitare classique. C’est sérieux, c’est une seconde école... Ma prof de guitare parvient à me convaincre de laisser pousser les ongles de la main droite contre la promesse d’un chocolat belge par doigt. Évidemment, je reviens au cours avec les ongles longs aux deux mains, ce qui n’est pas très pratique pour jouer, il faut l’avouer... C’est aussi l’apprentissage du dégoût musical : marre de jouer Jeux interdits lors de chaque réunion familiale, surtout lorsque tout le monde arrête de vous écouter lorsque vous entamez la seconde partie du morceau, que personne ne connaît...
Chaque fin d’année est l’occasion d’un examen au conservatoire. La réussite vous donne droit à un prix en forme de K7, remis cérémonieusement dans une soirée de gala dérisoire. Si l’on excepte les 45 tours de Dorothée & Cie achetés par mes parents – je croyais au tout début qu’on ne pouvait les écouter que 45 fois ! – ces cassettes sont mes premières acquisitions sonores. Tout d’abord Le concerto d’Aranjuez interprété par Narcisco Yepes, plus tard Eve Ruggieri présente Bizet (un truc dans le genre)... L’enthousiasme aidant, Bizet devient mon compositeur préféré. Vite détrôné par Brahms l’année suivante vu que c’est ma nouvelle cassette...
La bande-son des années à l’école primaire et au collège naviguera entre les compositeurs découverts au conservatoire et quelques titres entendus à la radio et parfois achetés au format 45T par mes parents. Richard Gotainer qui essaie de m’apprendre à danser le Sampa (c’est sympa de sa part non ?), Kim Carnes avec les yeux de Bette Davis, le Taxi de Joe ou You spin me round (Like a record) de Dead or Alive. Ah zut ! Je cumule là, je me rends bien compte.
Il serait temps que la révolution musicale m’emporte, non ?
Je ne bois pas, je ne suce pas, mais qu'est-ce que je réprouve !!!!
A genoux ! Fumez!
Image étonnante pour cette campagne anti-tabac à destination des jeunes.
Assimilation de l’addiction au tabac à une soumission sexuelle ? Pourquoi pas... L’association Droit des Non-Fumeurs qui en est à l’origine veut insister sur le fait qu’ « ...à des jeunes qui aspirent à s’affranchir de l’autorité, la campagne rappelle qu’en fumant ils en acceptent une bien plus intolérable : celle de la cigarette. À des jeunes qui croient réaliser un acte transgressif, la campagne rappelle qu’en fumant ils ne transgressent aucun interdit mais font, bien au contraire, très plaisir à une industrie qui tue prématurément un de ses consommateurs réguliers sur deux. » Lien vers le site de l'association
Soit... Vouloir travailler sur les motivations psychologiques et sociales qui poussent les jeunes à fumer est une démarche originale qui change des messages axés uniquement sur la peur des conséquences sanitaires du tabac. Mais une telle campagne s’appuie une comparaison étonnamment normative, sinon rétrograde.
Car assimiler la soumission aux cigarettiers à une soumission sexuelle représentée par une fellation, c’est articuler son message sur une morale sexuelle rigoriste, réduite à l’acte de reproduction, bien éloignée des préoccupations des jeunes comme des adultes... Bref, la campagne utilise une norme sexuelle aussi restrictive et coercitive que les messages anti-tabac traditionnels, dont le fond hygiéniste possède ce poids moral effrayant. Le « Ne fume pas » s’assimile à un « Ne suce pas »... Le « Ne suce pas » s’assimile à une soumission, une pratique dégradante, sale et immorale. Parfait pour des jeunes en plein émoi sexuel !
Un autre point ne laisse pas de m’étonner dans cette campagne.
Les modalités de représentation de la soumission essaient sans doute de nuancer le message. Un homme en costume cravate, signifiant le pouvoir symbolique et financier des cigarettiers, sert effectivement à créer une distance entre l’univers sexuel du « jeune » et l’image de soumission qu’on veut lui envoyer. Soit. Mais là encore on s’appuie sur des représentations volontairement conservatrices.
Notons que le « dominateur » porte la veste quand il s’agit de jeunes hommes, histoire de mieux souligner le côté viril et « corporate ». Nul besoin de cet artifice pour la jeune fille. Car une fille est toujours en danger de soumission par rapport à un homme. C’est du moins l’idée sur laquelle s’appuie la photographie. On n’est pas loin de l’idée de la femme toujours mineure. Et pour les jeunes de sexe masculin, on accentue l’idée odieuse d’être soumis à un homme en maximisant les attributs virils par l’intermédiaire du costume. Pour ces derniers, on ajoute donc au caractère odieux de la fellation l’image « détestable » d’une relation de soumission à un autre homme, tant il est vrai que pour bien des adolescents, l’homosexualité est encore une condition ignoble.
Pour l’anecdote, on vantera aussi les efforts louables de l’association pour assurer une mixité utile pour l’identification des jeunes. Quoi ? Pas un seul basané ? Doit-on en conclure que les jeunes les plus touchés par l’addiction au tabac sont les petits blancs des beaux quartiers (regardez les codes vestimentaires mis en scène) et non les jeunes à la mélanine plus concentrée ? Il est vrai qu’une photo sur trois avec un Arabe ou une Noire, c’est trop. Et puis il ne faudrait pas ajouter une idée d’oppression des minorités à ce discours moderne.
C’est dommage... l’association aurait pu axer sa communication sur la soumission à d’autres réalités... Soumission financière par exemple, tant le tabac peut coûter cher. Le coût du tabac aurait pu être porteur auprès de jeunes qui sont loin d’être à l’aise financièrement. Mais non, on aura préféré utiliser les leviers d’une morale conservatrice qui a depuis longtemps utilisé la punition et la réprobation dans le domaine de l’intime tout en laissant la morale financière partir à vau-l’eau. Car faire de l’argent au détriment de la santé des gens sera toujours moins grave qu’un coït en dehors des liens sacrés du mariage pour certains.
On apprend que le président du conseil régional de Septimanie aurait fait office de maire maquerelle dans l'Iowa !!!! L'intéressé n'a pas encore démenti...
Je vous recommande trèèèèèèèèès vivement de visiter ce site pour bien comprendre les effets notoires du grog dans l'éradication de ce vilain virus que même Bachelot-Narquin redoute !
Trop bien ma soirée VIP chez Germaine et Maurice MICHU, les charcutiers d'à côté.
Grâce à ma carte Ultre-One-Privilège, j'ai pu boire du vin dans un esprit de fête (mousseux qui pique, boudin noir et musette).
L'ambiance était folle et je n'ai pas regretté mes 3 minutes de voyage.
Oh la la j'ai acheté plein de trucs : du boudin bien sûr, mais aussi un délicieux pâté aux champignons, des rillettes, de la langue de veau en gelée et même de la fressure...
Madame Michu a même glissé un sachet de chips Flodor gratuit dans mon panier. Gratuit ! Trop classe...
Ah j'étais pas peu fier en rentrant chez moi de montrer à tout le monde le boudin noir que j'avais autour du cou.
Quelle soirée ! Non, vraiment, les grandes enseignes peuvent aller se rhabiller...
J'avais pas acheté mes places pour Alberta Cross que voilà-t-il pas un appel de mon amie Elisa... "Une invit' pour aller voir Grizzly Bear, ça te dit ?"
Ah oui oui oui, carrément... Mon samedi soir va être musical ! Deux invitations, et hop ! Emballé !!!!
« Bien sûr ! On est dans le décalage, bien entendu on sait que c’est superficiel, on sait très bien que ces soirées demi-mondaines, ces vernissages qui ne valent que par leur confidentialité, ces nuitées sonores extra-VIP, ces groupes inécoutables qu’on encense, tout ça c’est du flan ! C’est de la montre ! C’est pour rire… Ne va pas croire qu’on se réduit à ça… »
Lorsqu’un mec à la mode, un hipster inculte, un type à l’avant-garde de son bon goût dit qu’il sait très bien qu’il est dans le second degré et le cynisme, j’ai toujours l’impression d’entendre un gros con de beauf dire qu’il n’est pas raciste parce qu’il a des voisins arabes… ou juifs, c’est selon…
Rien que la mauvaise foi pour remplir le vide abyssal d’une certaine bêtise, en somme…
Contribution de Monsieur Raoult au débat sur l'identité nationale par la revalorisation du rôle de la censure propagandiste d'Etat touchant aux activités littéraires d'auteurs à la peau plus foncée que celle du député-maire du Raincy (au hasard)...
Un concept fabriqué de toutes pièces. Dans une question écrite adressée, la semaine dernière, au ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, Eric Raoult, colère après avoir découvert les propos de Marie NDiaye dans un entretien aux Inrocks, en appelle au «devoir de réserve dû aux lauréats du Prix Goncourt».
Au nom de quoi? «Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions», invoque le député de Seine-Saint-Denis, dans sa question. Et donc, selon lui, de modérer ses critiques à l’égard du président de la République ou de ses ministres.
Dans cette interview, parue le 30 août, l’auteure de Trois femmes puissantes (Gallimard), pas encore primée, qualifie la France de Nicolas Sarkozy de «monstrueuse». Son choix, il y a deux ans et demi, de partir vivre à Berlin, avec son compagnon, Jean-Yves Cendrey, également écrivain, et leurs trois enfants, «est loin d’être étranger à ça», ajoute-t-elle. «Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob.» Dénonçant une «atmosphère de flicage, de vulgarité», elle juge «monstrueux», l’actuel ministre de l’Immigration, Eric Besson, et son prédécesseur, Brice Hortefeux.
Des propos «d’une rare violence», «peu respectueux, voire insultants», s’indigne Raoult. Alors que vient d’être lancé le débat, voulu par Besson, sur l’identité nationale, voilà qui fait désordre? «Rien à voir», coupe le député. Pour lui, c’est son Goncourt, «le prix littéraire le plus prestigieux» et «regardé en France mais aussi dans le monde», qui devrait obliger Marie NDiaye à tenir sa langue: «le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays», invente Raoult. Une recommandation qui fleure la censure. Le député s’en défend: «Je suis pour la liberté d’expression la plus totale des écrivains, ce qui n’est pas la liberté de calomnier ou d’insulter.»
Il demande donc à Frédéric Mitterrand de rappeler aux primés un «nécessaire devoir de réserve qui va dans le sens d’une plus grande exemplarité et responsabilité».
... Vous me direz, ce n'est pas grand-chose, c'est un feu circonscrit... Oui, en effet, un incendie qui ne brûle que dans les forums imbéciles des grands quotidiens nationaux, ou autres...
Mais le déferlement de haine raciste qui se déverse dans ces forums à l'occasion du prix Goncourt de Marie Ndiaye est tout simplement prodigieux de bêtise crasse, de sous-entendus nauséabonds, d'insultes qui ne disent pas leur nom.
Pour une clique de petits incapables décérébrés, c'est vraiment trop insupportable de voir ce prix aller à cet auteur...
Ces quelques individus minables sont à vous dégoûter... enfin, la seule satisfaction est de savoir qu'ils ne liront sans doute jamais les mêmes livres que vous...
Qui aurait quelque recommandation bibliographique sur l'histoire de l'Amérique latine ? Une première approche générale avant de passer à des études particulières sur les pays ?
Alors qu'il sortait de chez son amie CM, Tuonela a failli écraser de son pied alerte un malheureux hérisson qui passait innocemment (tu parles !) sur le trottoir...
Aucun blessure ou transmission de puce n'est à déplorer (dans un sens ou dans l'autre)...
Quand l'information politique principale d'hier et d'aujourd'hui se réduit à la critique d'un site internet, on se dit que tout va bien au fond de la piscine....
Les noyés de la presse devraient remonter à la surface, qu'on puisse les enterrer...
...le 23 septembre, au Point Éphémère, avec un concert suédois... Attrait principal : Jenny Wilson, que je n'ai pas encore eu l'occasion d'écouter sur scène.
Oui, oui, oui, on le sait... Nombreux sont ceux qui reçoivent via des messages privés toutes sortes d'opportunités pour gagner des millions d'euros, voire des milliards de francs CFA grâce à la générosité désintéressée d'agents financiers-jurdiciaires-policiers à l'identité sexuelle contrariée - des monsieurs-dames apparemment....
D'accord, d'accord... Mais voyons ! Ce n'est pas parce que vous recevez un ou plusieurs messages de ce type, facilement désintégrables par un clic salvateur, qu'il faut pour autant abreuver le JDI de vos infortunes épistolaro-spamesques !
Non mais quoi ! Y en a combien depuis ce matin qui ont posté l'intégralité du message qu'ils ont reçu (identique à chaque fois, d'où ma perplexité croissante à l'égard de la pertinence des posts reproducteurs).
Par pitié, évitez de polluer l'espace public de GA, à défaut de ne plus recevoir ces nuisances à titre privé !
Afin de contribuer, moi aussi, à l'édification médicale des masses, je me charge de vous rapporter de belles souches de grippe porcine grâce à ces petites vacances en Angleterre et en Ecosse....
Ce qu'il ne faut pas faire pour rendre service....